
Auto-Entrepreneur TVA – Franchise seuils et règles 2025
La franchise en base de TVA constitue l’un des piliers du régime micro-entrepreneur en France. Ce mécanisme permet aux auto-entrepreneurs de ne pas facturer la TVA sur leurs prestations ou ventes, sous réserve de respecter des seuils de chiffre d’affaires spécifiques. En 2025, ces seuils ont connu des ajustements significatifs qui impactent directement la gestion fiscale quotidienne des micro-entreprises.
Depuis le 1er janvier 2025, les règles de tolérance et de sortie du régime de franchise ont été profondément modifiées. La tolérance de deux ans qui permettait un dépassement progressif des seuils a été supprimée, remplacée par un dispositif plus strict. Cette évolution exige des auto-entrepreneurs une vigilance accrue dans le suivi de leur activité pour anticiper les changements de statut TVA.
Comprendre ces mécanismes s’avère essentiel pour tout créateur d’entreprise qui souhaite optimiser sa situation fiscale. Que l’on débute en auto-entreprise ou que l’on exerce déjà sous ce statut, la maîtrise des règles de TVA permet d’éviter les mauvaises surprises et de prendre les décisions appropriées au bon moment.
Un auto-entrepreneur doit-il payer ou facturer la TVA ?
Par défaut, tout auto-entrepreneur bénéficie du régime de franchise en base de TVA. Ce dispositif exonère de fait les micro-entrepreneurs de la déclaration et du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée sur leurs opérations. Concrètement, cela signifie qu’aucune TVA n’est collectée auprès des clients et qu’aucune TVA ne peut être récupérée sur les achats professionnels.
Cette situation s’applique automatiquement tant que le chiffre d’affaires reste inférieur aux seuils établis par la réglementation. Le mécanisme fonctionne sans démarche préalable : l’auto-entrepreneur n’a pas à demander à bénéficier de la franchise, elle s’applique de plein droit dès la création de l’activité et tant que les conditions sont réunies.
La franchise en base de TVA n’est pas une option : elle s’applique automatiquement sous réserve du respect des seuils. L’auto-entrepreneur n’a aucune démarche à effectuer pour en bénéficier.
Les quatre points essentiels à retenir
- Statut TVA par défaut : franchise en base de TVA automatique
- Seuils 2025 : BIC 85 000 € HT (négoce) et BNC 37 500 € HT (prestations)
- Facturation : aucune TVA facturée aux clients jusqu’au seuil applicable
- Option réelle : possible à tout moment sur demande auprès de l’administration fiscale
Ce qu’il faut savoir sur la récupération de la TVA
L’impossibilité de récupérer la TVA sur les achats constitue l’une des caractéristiques principales du régime de franchise. Même si l’auto-entrepreneur paie de la TVA sur ses fournitures, équipements ou services professionnels, il ne peut pas la déduire de sa situation fiscale. Cette contrainte représente un facteur à prendre en compte dans la gestion quotidienne, particulièrement pour les activités nécessitant des investissements importants.
En contrepartie, les prix pratiqués restent naturellement hors taxes, ce qui peut constituer un avantage commercial certain auprès des particuliers. La mention obligatoire « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » doit figurer sur l’ensemble des factures émises.
Tableau récapitulatif des seuils et tolérances 2025
| Activité | Seuil de franchise | Seuil majoré (tolérance) | Taux TVA applicable |
|---|---|---|---|
| BIC achat-revente | 85 000 € HT | 93 500 € HT | 20 % (si assujetti) |
| BIC hébergement | 85 000 € HT | 93 500 € HT | 10 % (si assujetti) |
| BNC prestations | 37 500 € HT | 41 250 € HT | 20 % (si assujetti) |
| BNC libérales | 37 500 € HT | 41 250 € HT | 20 % (si assujetti) |
Quels sont les seuils de franchise en base de TVA pour 2025 ?
Les seuils de franchise en base de TVA distinguent deux grandes catégories d’activités. D’un côté, les activités BIC (bénéfices industriels et commerciaux) concernent l’achat-revente de marchandises, l’hébergement et la vente à consommer sur place. De l’autre, les activités BNC (bénéfices non commerciaux) regroupent les prestations de services et les professions libérales.
Depuis le 1er janvier 2025, ces seuils ont connu des évolutions contrastées selon la nature de l’activité. Les activités de négoce ont vu leurs seuils diminuer, passant de 91 900 € à 85 000 € pour le seuil de base. À l’inverse, les prestations de services ont bénéficié d’une hausse, passant de 36 800 € à 37 500 € pour le seuil de base.
Seuils applicables et tolérances
Le seuil de tolérance, également appelé seuil majoré, permet une marge avant sortie définitive du régime. Pour les activités BIC, ce seuil atteint 93 500 € HT en 2025. Pour les activités BNC, il s’établit à 41 250 € HT. Ces montants s’appliquent au chiffre d’affaires hors taxes de l’année précédente.
Ces seuils concernent uniquement la franchise en base de TVA et ne doivent pas être confondus avec les plafonds de chiffre d’affaires du régime micro-entrepreneur, qui sont nettement plus élevés. Les plafonds micro-entreprise s’élèvent à 188 700 € pour les BIC et 77 600 € pour les BNC en 2025.
Les seuils de franchise TVA et les plafonds du régime micro-entrepreneur sont deux seuils distincts. Un auto-entrepreneur peut perdre le bénéfice de la franchise TVA tout en conservant son statut micro-entrepreneur, avec des obligations comptables différentes.
Abandon du projet de seuil unique
Un projet de seuil unique à 25 000 € (majoré à 27 500 €) avait été envisagé au départ. Prévu initialement pour le 1er mars 2025, puis suspendu au 1er juin, ce projet a finalement été abandonné. La loi n° 2025-1044 du 3 novembre 2025 a confirmé la suppression de ce seuil unique, préservant ainsi le dispositif existant avec ses deux catégories d’activités distinctes.
Cette décision répond à une préoccupation de protection des micro-entreprises. Les professionnels avaient souligné que l’instauration d’un seuil unique à 25 000 € aurait exclu brutalement de nombreux prestataires de services du bénéfice de la franchise, entrainant une perte de compétitivité pour ces activités.
Quand opter pour le régime réel de TVA en auto-entreprise ?
L’option pour le régime réel de TVA permet à un auto-entrepreneur de sortir volontairement du dispositif de franchise. Cette possibilité existe même en dessous des seuils, sur demande adressée à l’administration fiscale. Une fois exercée, cette option reste valable pour une durée minimale de deux ans, conformément aux règles en vigueur.
Cette démarche peut s’avérer pertinente dans plusieurs situations. Les auto-entrepreneurs dont les achats professionnels génèrent une TVA importante peuvent trouver un avantage fiscal à récupérer cette taxe. C’est particulièrement vrai pour les activités nécessitant des investissements réguliers en équipements ou en fournitures.
Obligations après dépassement du seuil
Depuis 2025, les règles de sortie du régime de franchise ont profondément changé. Avant cette date, une tolérance de deux ans consécutifs permettait de maintenir le statut sous franchise même en cas de dépassement ponctuel du seuil majoré. L’assujettissement n’intervenait qu’au-delà du seuil majoré pendant deux années consécutives.
Désormais, la mécanique est différente. Si le chiffre d’affaires dépasse le seuil majoré au cours d’une année, la franchise est maintenue pour cette année. Cependant, si le chiffre d’affaires de l’année N dépasse le seuil de base, la franchise est automatiquement perdue dès le 1er janvier de l’année N+1, même si les revenus de cette nouvelle année reviennent sous les seuils.
La tolérance de deux ans a été supprimée. En pratique, un dépassement du seuil de base en année N entraine automatiquement la perte de la franchise TVA au 1er janvier de l’année N+1, sans possibilité de retour en arrière immédiat.
Différence entre franchise TVA et régime réel
Le régime réel impose des obligations comptables et déclaratives bien plus importantes que la franchise. L’auto-entrepreneur doit alors collecter la TVA sur ses ventes au taux normal de 20 %, la déclarer et la reverser à l’administration fiscale. En contrepartie, il peut récupérer la TVA supportée sur ses achats professionnels.
Cette option modifie également la présentation des factures. La mention de franchise TVA disparait au profit d’une mention de TVA normale avec indication du taux applicable. Les clients professionnels peuvent ainsi récupérer la TVA, ce qui peut faciliter les relations commerciales avec des entreprises.
Le passage au régime réel n’affecte pas le statut juridique de l’auto-entrepreneur. Ce changement concerne uniquement la dimension fiscale de l’activité et les modalités de déclaration. Les cotisations sociales continuent de se calculer sur la base du chiffre d’affaires encaissé, selon les règles habituelles du régime micro-entrepreneur.
Comment déclarer la TVA en tant qu’auto-entrepreneur ?
Les obligations déclaratives varient selon que l’auto-entrepreneur se trouve sous le régime de franchise ou assujetti au régime réel. Sous franchise, aucune déclaration de TVA n’est requise. L’auto-entrepreneur doit simplement mentionner sur ses factures la non-applicabilité de la TVA en vertu de l’article 293 B du Code général des impôts.
En cas d’assujettissement au régime réel, la déclaration s’effectue via le formulaire CA3. Ce document doit être transmis mensuellement ou trimestriellement à l’administration fiscale, selon l’option choisie lors de l’option pour le régime réel. La déclaration s’effectue directement sur le portail impots.gouv.fr dans l’espace professionnel dédié.
Suivi du chiffre d’affaires pour anticiper
Les services officiels recommandent de vérifier mensuellement l’évolution du chiffre d’affaires. Cette surveillance permet d’anticiper un éventuel dépassement de seuil et de préparer les démarches nécessaires en cas de sortie du régime de franchise. L’URSSAF propose un suivi régularisé via son espace en ligne, permettant de déclarer le CA mensuel ou trimestriel.
En cas de dépassement imminent, plusieurs actions peuvent être engagées. L’auto-entrepreneur peut contacter l’URSSAF pour adapter ses prélèvements sociaux. Il peut également évaluer l’intérêt d’opter volontairement pour le régime réel si la situation fiscale globale le justifie. Dans tous les cas, anticiper permet d’éviter les mauvaises surprises administratives.
Évolution des seuils TVA pour micro-entrepreneurs depuis 2023
Les seuils de franchise TVA ont connu plusieurs ajustements au cours des dernières années. En 2023 et 2024, les activités BIC bénéficiaient de seuils à 91 900 € (base) et 101 000 € (majoré), tandis que les activités BNC disposaient de seuils à 36 800 € (base) et 39 100 € (majoré). Ces montants résultaient d’une indexation sur l’inflation.
L’année 2025 marque un tournant avec la baisse des seuils BIC et la hausse des seuils BNC, témoignant d’une volonté d’harmonisation des conditions d’exercice selon les secteurs. Cette évolution différenciée illustre les arbitrages du législateur entre protection des micro-entreprises et équilibre des finances publiques. Pour une analyse plus approfondie des changements de seuils de TVA en 2025, vous pouvez consulter le Salaire minimum national 2025 Irlande.
Avantages et inconvénients de la franchise TVA pour auto-entrepreneur
La franchise en base de TVA présente plusieurs avantages notables pour les micro-entrepreneurs. La simplicité administrative constitue le premier atout : aucune déclaration de TVA à produire, aucun montant à calculer ou à reverser. Cette légèreté permet de se concentrer pleinement sur l’activité commerciale sans gérer les complexités liées à la taxe sur la valeur ajoutée.
Les bénéfices concrets du régime de franchise
- Émission de factures simplifiée sans calcul de TVA
- Prix proposés aux clients naturellement inférieurs (pas de TVA ajoutée)
- Gestion comptable allégée tout au long de l’exercice
- Absence de risque de trésorerie lié au décalage TVA collectée-déductible
- Meilleure lisibilité des tarifs pour les particuliers
Les limites à considérer
Les inconvénients de la franchise concernent principalement la compétitivité préservée face aux entreprises soumises à TVA. Les factures émises sans mention de TVA peuvent paraitre moins professionnelles aux yeux de certains clients professionnels qui ne peuvent pas récupérer la taxe. Cette situation peut représenter un désavantage dans le cadre d’appels d’offres ou de négociations commerciales.
L’impossibilité de récupérer la TVA sur les achats constitue également un manque à gagner. Pour les activités à forte intensité d’achats (fournitures, équipements, matières premières), cette contrainte peut réduire significativement la rentabilité réelle de l’entreprise. Une analyse économique approfondie peut s’avérer nécessaire pour déterminer si l’option pour le régime réel serait plus avantageuse.
Pour évaluer l’intérêt du régime réel, il est conseillé de calculer le ratio entre la TVA récupérable sur les achats et la TVA à collecter sur les ventes. Si ce ratio dépasse 1, le régime réel peut générer des économies significatives.
Évolution historique des seuils de franchise TVA
L’historique des seuils de franchise en base de TVA reflète les différentes réformes du régime micro-entrepreneur depuis sa création. Comprendre cette évolution permet de mieux saisir la logique sous-jacente aux mécanismes actuels et aux perspectives d’avenir.
Chronologie des principales étapes
- 2009 : Création du régime auto-entrepreneur avec mise en place de la franchise en base de TVA
- 2020 : Augmentation temporaire des seuils dans le cadre des mesures d’urgence liées à la crise sanitaire
- 2023 : Indexation des seuils sur l’inflation avec une hausse d’environ 4,8 %
- 2024 : Maintien des seuils avec ajustements techniques
- 2025 : Ajustements différenciés BIC/BNC et suppression de la tolérance biennale
Ces modifications successives illustrent la volonté des pouvoirs publics d’adapter continuellement le dispositif aux réalités économiques. L’objectif vise à trouver un équilibre entre simplification pour les micro-entreprises et préservation des recettes fiscales.
Ce que l’on sait avec certitude et ce qui demeure incertain
Plusieurs éléments concernant la franchise TVA font l’objet de certitudes basées sur des textes réglementaires et des sources officielles. D’autres aspects restent encore à préciser, notamment concernant les évolutions futures du dispositif.
Informations établies
- Les seuils officiels pour 2025 sont publiés au Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP)
- La franchise s’applique automatiquement sous réserve du respect des seuils
- La mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » doit figurer sur les factures
- Le dépassement du seuil majoré en année N entraine la perte de la franchise en année N+1
- Les seuils micro-entreprise (188 700 € / 77 600 €) sont distincts des seuils de franchise TVA
Éléments nécessitant une attention particulière
- Les futures indexations annuelles dépendent des lois de finances successives
- Le maintien des seuils BIC/BNC distincts reste conditionné aux prochaines décisions législatives
- Les modalités pratiques de déclaration en cas de sortie de franchise peuvent évoluer
- Les tolérances de dépassement pour les activités mixtes appellent des précisions au cas par cas
Pour obtenir des informations personnalisées, les auto-entrepreneurs peuvent consulter les ressources officielles disponibles sur service-public.fr et entreprendre.gouv.fr, ou contacter directement l’URSSAF pour leur situation spécifique.
Contexte et implications du régime de franchise TVA
Le régime de franchise en base de TVA s’inscrit dans une volonté de simplification du parcours des micro-entrepreneurs. Ce dispositif permet aux créateurs d’entreprise de se lancer avec un minimum de contraintes administratives, favorisant ainsi l’entrepreneuriat et la création d’activité. La logique sous-jacente vise à ne pas pénaliser les petits revenus par des obligations fiscales complexes.
L’inflation enregistrée ces dernières années a toutefois conduit à des discussions sur l’adéquation des seuils avec la réalité économique. Les ajustements de 2025 tentent de répondre à ces préoccupations, avec une attention particulière portée aux métiers des prestations de services qui avaient vu leurs seuils stagner face à la hausse des coûts.
Pour les auto-entrepreneurs, cette situation implique une bonne compréhension des mécanismes fiscaux et une gestion rigoureuse de leur activité. La surveillance régulière du chiffre d’affaires et l’anticipation des changements de statut permettent d’optimiser la situation fiscale tout en restant en conformité avec la réglementation.
Sources officielles et références réglementaires
« La franchise en base de TVA s’applique aux petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes ne dépasse pas les seuils fixés par la réglementation. »
— Article 293 B du Code général des impôts
« Le bénéfice de la franchise est accordé de plein droit aux redevables dont le chiffre d’affaires de l’année précédente n’excède pas le seuil de base. »
— BOFIP-TVA-REG-10-10-10-10
Les règles applicables sont détaillées dans le Bulletin officiel des finances publiques sur bofip.impots.gouv.fr. L’URSSAF propose également des ressources complètes sur urssaf.fr pour accompagner les micro-entrepreneurs dans leurs démarches.
Points essentiels à retenir
La franchise en base de TVA offre aux auto-entrepreneurs un cadre fiscal simplifié, à condition de respecter les seuils établis pour leur catégorie d’activité. En 2025, ces seuils s’établissent à 85 000 € HT pour les activités BIC et 37 500 € HT pour les activités BNC, avec des seuils majorés respectivement de 93 500 € et 41 250 €. La fin de la tolérance biennale impose désormais une vigilance renforcée dans le suivi du chiffre d’affaires.
L’option pour le régime réel demeure possible à tout moment et peut s’avérer pertinente pour les activités à forte intensité d’achats. Une évaluation régulière de la situation fiscale permet de prendre les meilleures décisions pour son entreprise. Les auto-entrepreneurs peuvent effectuer leur déclaration de revenus dans le cadre de la Date déclaration impôts 2025 et peuvent également comparer les offres bancaires adaptées à leur profil via la Meilleure banque en ligne 2024.
Foire aux questions
Auto-entrepreneur et TVA : que se passe-t-il après dépassement du seuil ?
Depuis 2025, si le chiffre d’affaires dépasse le seuil majoré en année N, la franchise est maintenue cette année-là mais perdue automatiquement au 1er janvier de l’année N+1 si le CA de l’année N dépasse le seuil de base.
Évolution des seuils TVA pour micro-entrepreneurs depuis 2023 ?
En 2023, les seuils BIC étaient à 91 900 € et les BNC à 36 800 €. En 2024, mêmes montants. En 2025, les BIC passent à 85 000 € (baisse) et les BNC à 37 500 € (hausse), avec suppression de la tolérance de deux ans.
Un auto-entrepreneur peut-il récupérer la TVA sur ses achats ?
Sous le régime de franchise, non : la TVA n’est ni collectée ni récupérable. En optant pour le régime réel, l’auto-entrepreneur peut récupérer la TVA sur ses achats professionnels mais doit collecter et reverser la TVA sur ses ventes.
Quelle mention doit figurer sur les factures en franchise TVA ?
Les factures doivent indiquer : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Cette mention est obligatoire et permet aux clients de comprendre que la TVA n’est pas applicable à l’opération.
Faut-il faire une déclaration de TVA en micro-entreprise ?
Non, sous franchise de TVA, aucune déclaration CA3 n’est nécessaire. Seuls les auto-entrepreneurs ayant opté pour le régime réel ou étant sortis de la franchise doivent effectuer des déclarations mensuelles ou trimestrielles.
Comment opter pour le régime réel de TVA ?
L’option pour le régime réel s’effectue via le formulaire approprié disponible sur impots.gouv.fr. Elle doit être exercée avant le 1er février de l’année pour être applicable au titre de cette même année et reste valable deux ans minimum.
Les seuils de franchise sont-ils les mêmes que les plafonds micro-entreprise ?
Non, ce sont des seuils différents. Les seuils de franchise TVA (85 000 € / 37 500 €) concernent l’exonération de TVA. Les plafonds micro-entreprise (188 700 € / 77 600 €) concernent le bénéfice du régime simplifié pour les cotisations sociales.